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LA VITICULTURE DURABLE

 

L’analyse environnementale de l’ensemble de la filière Champagne, réalisée au début des années 2000, a mis en évidence quatre enjeux majeurs.

Réduction des intrants et maîtrise des risques pour la santé et l’environnement.

Depuis plus de vingt ans, la profession a énormément investi en recherche et développement afin de maîtriser les possibles conséquences liées à l’utilisation des produits de protection.


Cela a permis de réduire significativement les quantités de produits phytosanitaires appliquées et de sécuriser leur utilisation. Aujourd’hui, 50 % des quantités de produits appliqués en Champagne sont autorisés en agriculture biologique. La Champagne est même une des régions leader en Europe pour le développement de la technique biologique de confusion sexuelle qui permet la quasi-suppression des traitements insecticides classiques.


Préservation et mise en valeur des terroirs, de la biodiversité et des paysages

 

  • Les sols viticoles

Préserver le sol des différentes sources de dégradation a toujours été une préoccupation majeure des producteurs champenois.
La vigilance est portée à la fois sur les aspects physique, chimique et biologique des sols. Ainsi, de très nombreuses initiatives ont toujours été prises par la profession pour protéger et mettre en valeur son patrimoine (aménagements hydrauliques des coteaux viticoles, promotion de la nutrition raisonnée du sol et de la vigne, développement d’outils d’aide à la décision, établissement de cartes-conseil et développement de l’enherbement des vignes et de leurs contours, …).


Les mesures réalisées depuis plus de 20 ans (populations de vers de terre, microflore) montrent que les sols font preuve d’un très bon niveau d’activité biologique.

 

  • Biodiversité et paysages

La région comporte de nombreuses zones remarquables d’intérêt écologique destinées à préserver la biodiversité en maintenant les habitats naturels.

 

Pour l’ensemble de ce second volet, l’ambition de la profession consiste à développer les infrastructures agro-écologiques (enherbement des vignes et de leurs contours, développement des haies arbustives), à poursuivre l’aménagement hydraulique des coteaux et à favoriser leur intégration dans le paysage.


Gestion responsable de l’eau, des effluents, des sous-produits et des déchets

  • Gestion de l’eau

De nombreuses mesures sont prises par les établissements vinicoles pour réduire leur consommation d’eau : conception initiale des locaux (choix des revêtements), optimisation des procédures de nettoyage, recyclage et/ou récupération des eaux et bien sûr chasse aux gaspillages. Les perspectives consistent à poursuivre dans la voie des économies d’eau tout en maintenant un très haut niveau d’hygiène dans les centres de pressurage, les cuveries et les différents ateliers.

 

  • Gestion des effluents

L’hygiène en cave réclame de nombreux nettoyages qui génèrent des effluents chargés de matière organique.

Aujourd’hui, 92% des effluents et sous-produits liquides provenant de l’activité sont traités ou valorisés.
L’objectif est désormais d’atteindre 100 %.

 

  • Les sous-produits et les déchets

Comme toute activité, la production des raisins et des vins de Champagne engendre des déchets et des sous-produits qui sont intégralement valorisés.

 

Les marcs de raisin sont intégralement livrés en distilleries agréées. Ils y subissent différents procédés de séparation et d’extraction qui permettent d’obtenir de nombreux composés valorisables dans des domaines d’activité très divers (éthanol pour des usages industriels ou la carburation des moteurs, huile de pépins de raisins, polyphénols, anti-oxydants, colorants naturels, acide tartrique potentiellement utilisables dans les domaines de l’agroalimentaire, de la cosmétique ou de la santé humaine,…).

 

Les activités liées au Champagne génèrent également environ 10 000 T/an de déchets dits industriels (métaux, bois, verre, matériaux d’emballage tels que plastiques, papiers ou cartons…).


Aujourd’hui, 75 % de ces déchets industriels font l’objet d’un tri sélectif et d’une valorisation. L’objectif est d’approcher le plus rapidement possible les 100 %.


Le défi énergétique et climatique

C’est probablement l’enjeu majeur de l’humanité pour les années et décennies à venir mais la Champagne n’a pas attendu les dispositifs législatifs pour se mettre en mouvement : le bilan carbone de toute la filière a été réalisé en 2003 et le plan climat de la Champagne a été lancé dans la foulée dans un objectif de solidarité avec les générations futures.

 

Le plan climat de la Champagne comporte aujourd’hui cinq axes majeurs, 16 programmes de recherche et développement et plus d’une quarantaine d’actions en cours ou programmées. Les principaux axes et programmes portent sur les bâtiments et installations, les pratiques viticoles et œnologiques, le fret et les déplacements professionnels ou encore l’achat responsable de biens et de services auprès des fournisseurs de la filière.
 

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